Andalousie 2011

Participants :
Jean-Claude Lafuie CRSL
Philippe Leonard CRSL
Benoit Grignard C 7

Dimanche 18 septembre  :

C'est vers 04h00 du matin que nous quittons Liège pour Zaventem . Le décollage se fera comme prévu à 06h30.
Après un vol sans histoire, premier pincement au cur en arrivant vers 09h30 au-dessus de l'aéroport Pablo Piccaso de Malaga  : le Boeing de Brussels Airlines s'apprête à atterrir puis...remonte brusquement. C'est, parait-il normal (?). Cela s'appelle un «  Go-around  », lequel nous donne droit à un quart d'heure de vol supplémentaire au-dessus de la ville.
Après la récupération des bagages et la prise du véhicule de location, c'est vers 11h00 que nous partons : Marbella , nous voilà !

Nous avons loué un bungalow pour la semaine dans un camping situé à 10 minutes du centre-ville mais celui-ci ne nous est accessible qu'à partir de 16h00. Nous décidons donc de voir Marbella et d'en profiter pour chercher et introduire dans notre GPS de route ( Tom-tom ) la situation exacte des différents endroits où nous avons des rendez-vous durant cette semaine (l'auberge de jeunesse Africa , le palais des Congrès...).Ensuite, nous parcourons une petite centaine de kilomètres dans l'arrière pays pour nous faire une idée de la région. Visite de Gaucin ainsi que d'autres superbes villages andalous aux maisons d'un blanc immaculé.
Après les formalités d'usage, nous posons nos pénates et tout notre barda dans un sympathique chalet du camping «  Marbella Playa  ». C'est au restaurant de ce camping situé en bord de piscine (et à 100 m de la grande bleue) que nous dévorons nos premiers Tapas (27 à nous trois !)

Lundi 19 septembre  :

Trois ans déjà que Benoît et moi envisagions de venir ici pour faire cette via. Ca y est : nous y sommes !

Mais est-ce vraiment une via ferrata ce fameux Camino Del Rey  ? Voyez plutôt : ce chemin aérien qui surplombe le canyon d' El Chorro fut construit à partir de 1901 pour le besoin de la construction d'un barrage hydroélectrique. Sa construction prit 4 ans et se termina en 1905. En 1921, la construction du réservoir supérieur fut terminée et le roi Alphonse XIII vint l'inaugurer en empruntant ce chemin, ce qui lui vaudra son nom [ ] . Depuis lors, il n'est plus utilisé ni entretenu et se dégrade énormément. Les plaques de béton se désagrègent et sont couramment perforées par les chutes de blocs. Souvent, il ne reste en place que quelques armatures métalliques fortement rouillées. D'ailleurs, on y dénombre plusieurs accidents mortels et les plaques commémoratives situées sur les parois au bord du « chemin » vous le rappellent de temps à autre. Ce sont d'ailleurs ces accidents qui ont poussé les autorités locales à interdire l'accès par des panneaux (que malheureusement, nous n'avons vu qu'après sinon nous n'y aurions pas été J ) et surtout en faisant écrouler les deux accès en 2000. C'était sans compter sur la volonté des grimpeurs (ou spéléos ?) régionaux qui ont, eux, équipé un autre accès et qui ont sécurisé avec un câble le premier tiers du parcours (c'est déjà ça !). Pour la suite....On doit simplement faire gaffe car nous sommes sur des parois verticales à plus de 100 m au-dessus du canyon !

Pour rejoindre la deuxième partie de cette via, il faut marcher une vingtaine de minutes le long ou dans un ancien canal d'eau qui devait alimenter la centrale d' El Chorro située au pied du départ du Camino Del Rey. Ensuite... Plus de câble sauf dans deux passages dangereux dont un avec un unique toron de valeur uniquement....psychologique.

Le retour se fait par le même chemin en prenant parfois l'un ou l'autre petit tronçon de tunnel comme raccourci.

 

 

 

En soirée, paella, espada et lupina ...

Pour ceux qui voudraient faire le "Camino del Rey" en toute sécurité devant leur ordi :

http://www.youtube.com/watch?v=ZmDhRvvs5Xw et bien d'autres vues sur internet

 

Mardi 20 septembre  :

Au programme, le canyon de Guidaro à El Colmenar .

Deux petits problèmes : 1h30 dune marche d'approche assez raide et pas d'échappatoire...Pas grave. On n'est pas des bleus....
Nous démarrons la marche d'approche vers 11h30 sous un soleil de plomb et évidemment, pas un brin d'ombre dans les montées. Perso, la soirée d'hier a été dure et j'ai bien mis deux heures pour arriver au départ du canyon : j'ai, comme on dit, «  pèter une durite  ». En plus, au-dessus de ma tête, il y avait une flopée de vautours qui descendaient dès que je m'allongeais pour reprendre du souffle...Ambiance...
Côté canyon, ce fût superbe. La «  Cathédrale des clues d'Andalucia  » mérite bien son nom.
Ici, la lampe frontale est utile car on nage souvent sous 150 m de parois qui se frôlent et se rejoignent même par endroit. Sauts, nage, quelques passages avec corde...Bref, un des plus beaux «  Barancos  » d'Andalousie.
Je suis devant et je nage dans le dernier bief. Jean-Claude et Benoît tarde un peu car Jean-Claude vient de casser la patte qui fixe sa frontale. Comme nous sommes presqu'à la fin et que nous n'avons plus besoin d'éclairage, il préfère ne pas couper le fil et il met son casque dans le kit collectif...Erreur !

Quelques minutes plus tard, il glisse sur un bloc, essaie de se retenir sur sa main droite ....qui glisse aussi et il se tape violemment le crâne sur une énorme pierre heureusement sans aspérité. Il hurle de douleur.
J'arrive rapidement près de lui et je lui glisse son petit kit perso sous la tête. Je lui parle. Je crie après Benoît qui est loin devant. Je parle à Jean-Claude et il commence à se calmer. Points positifs : il n'y aucun saignement et il reste conscient.
Peu après, il arrive à se relever seul et à tenir debout correctement. Nous le soutenons un peu, prenons son kit et bientôt il arrive à marcher normalement entres nous deux. Nous pensons : il a de la chance, un simple gros « cochon »sur le crâne...Plus de peur que de mal et nous repartons rejoindre le sentier de retour.

Rapidement, il commence à nous poser des questions :
-« Qu'est-il arrivé ? »....Tu as fait une chute....
-« Où sommes-nous ? » ...En Espagne...
-« Comment sommes-nous arrivés ? »....En avion
-« Nous sommes en famille ? »...Non, seulement nous trois.

Nous lui répondons mais ces questions reviennent sans cesse continuellement....et tout le temps les mêmes !!
Là, nous ne rions plus !! Nous avons un problème, il n'y a évidemment pas de réseau et nous avons encore une bonne heure de marche pour retrouver la voiture. Après une demi-heure de marche, toujours avec les mêmes interrogations incessantes de Jean-Claude, Benoît arrive à joindre son épouse qui est infirmière.

Diagnostic clair : commotion cérébrale donc calme, surtout pas de stress, lunettes noires, repos et....direction hôpital et vite ! Un caillot mal placé pourrait lui être fatal.
A la voiture, qu'il ne reconnait pas, nous lui donnons ses vêtements, il ne savait plus où ils étaient. Nous fonçons vers Marbella où nous arrivons une heure plus tard. Nous demandons à un passant l'adresse d'un hôpital et il nous demande une question bizarre : « Public ou privé ? ». Je réponds : public....Grosse erreur ! Nous allions vite comprendre le pourquoi de la question du quidam....

A 18h00, nous sommes au Costa Del Sol Hospital de Marbella . Personne n'y parle le français...Un peu d'anglais et encore...
J'explique donc le problème en anglais et je demande à voir un médecin : j'explique que cela pourrait être grave.
A mon avis, il a, pour le moins, besoin d'une radio ou/et d'un électro-encéphalogramme...
On me regarde avec des yeux de cabillauds frits et on me demande surtout s'il est bien assuré : le pognon d'abord!
J'inscris rapidement Jean-Claude et nous voilà aux urgences .....Derrière une quarantaine de personnes qui attendent leur tour...Et Jean-Claude qui continue avec ses questions !
C'est seulement vers 23h15 qu'il a, en un quart d'heure, retrouvé toute sa tête sauf qu'il ne se souvient absolument pas (et ne se souviendra jamais) ce qui s'est passé entre sa chute vers 17h00 et sa présence à 23h30 dans cette salle d'attente.

Nous attendons encore mais toujours pas de médecin en vue et encore une dizaine de personnes avant nous.

Jean-Claude ne veut plus rester, dit qu'il se sent très bien et veut aller dormir. Vers minuit, nous décidons de partir et de rentrer au bungalow. Juste avant de partir, j'ai fais déchirer les documents aux admissions en leur disant ma façon de penser...mais apparemment, dans les hôpitaux publics espagnols, tout le monde se fiche de tout et de tous...

Bon à savoir !

Benoit et moi avons très mal dormi cette nuit-là. Nous nous tenions prêt à repartir à la moindre alerte mais tout s'est bien passé. Le lendemain, nous voulions le laisser dormir mais il s'est levé en pleine forme en même temps que nous. Nous l'avions échappé belle, enfin, surtout lui !

Mercredi 21 septembre  :

Suite à l'incident d'hier, nous voulions jouir d'un jour de repos mais nous avons décidément trop la bougeotte. En route pour une via ferrata. Notre choix se porte sur la via Del Torcal près d' Antequera .

Elle devrait être située derrière le complexe touristique du Parque Natural de El Torcal de Antequera. Cet Espace Naturel d'Intérêt National est un karst unique en Europe. C'est un massif calcaire de 20 km² célèbre pour ses rochers aux formes étonnantes en forme de champignons. On y a d'ailleurs tourné des films de science-fiction. Vraiment à voir !

Quant à la via, elle est, d'après un des employés du bâtiment d'accueil, strictement interdite sans une autorisation écrite du directeur du parc...Hum....On verra bien !
J'avais trouvé sur la toile un site espagnol qui situait précisément les diverses VF sur Google Earth et j'avais pris les coordonnées (degré, minute, seconde) de toutes les via d'Andalousie. Grâce au Garmin de rando de Benoît (avec le Tom-tom , ça ne marche pas), nous sommes arrivés à situer celle de Torcal mais nous sommes trop bas, au pied d'une falaise. De plus, comme, il n'y a aucune indication, nous ne sommes pas convaincus d'être dans la bonne zone.
Nous pensons à une erreur et nous faisons demi-tour.
De retour en Belgique, je l'ai vue sur You Tube et j'ai pu constater qu'en fait, nous étions à 100 mètres à peine mais nous n'avons rien vu ! Pas de chance...

Après un peu de tourisme, nous prenons le chemin de retour vers notre bungalow. La soirée se finira comme d'hab au resto du camp où nous refaisons le monde devant une vingtaine de tapas et pas mal de cervesas

Jeudi 22 septembre  :

Ce matin, nous avons rendez-vous avec des spéléos espagnols à l'auberge de jeunesse Africa de Marbella . Au programme, la traversée Hundidero-Gato située dans le parc naturel de Grazalema (Sierra de Libar ) près des villages de Montejaque et de Benaojan. Cette sortie est une des trois sorties spéléo prévue durant l' EuroSpéléoForum 2011 de Marbella . Il s'agit d'un des complexes souterrains les plus fascinants d'Andalousie : plus de 5 kilomètres en traversée avec une rivière.

C'est vers 09h00 que nous partons dans le mini-bus de Juan. Direction Ronda .

Après nous avoir déposé non loin de l'entrée de la grotte, il va mettre son véhicule à la Cueva Del Gato , à l'autre côté de la montagne, là où se trouve la sortie de la traversée.
Dés l'arrivée de Juan et de son copain, nous nous équipons et pénétrons dans la grotte par un immense porche.

Ici, pas besoin de salopette, son matos perso et une combi néoprène complète suffit.
Nous partons à neuf mais 4 d'entre nous sont plutôt « amateurs » ce qui fait que nous nous retrouvons souvent seuls devant avec Juan. Les longs biefs se suivent et nous devons souvent nager. Heureusement, l'eau n'est pas comme à La Pierre . Une courte voûte mouillante nous oblige à passer en apnée. S'en suit ensuite quelques rappels ou sauts (au choix) entrecoupés de crapahutage dans des blocs. Le passage le plus éprouvant fut celui où nous avons du passer dans 50 à 60 cm de boue collante, heureusement que personne n'avait des bottes sinon elles seraient restées là.

Le long du parcours de ce canyon souterrain, plusieurs salles nous étonnent par leurs dimensions et leur concrétionnement. Après environ 5h00 de progression relativement facile (les découvreurs en avaient mis 60), nous apercevons la sortie. La frontale de Jean-Claude rafistolée aux Colsons et à la toile isolante a tenu bon (et lui aussi !). Encore un peu de nage entre et sous d'énormes blocs et nous sortons au soleil. Devant nous un joli petit lac où viennent se baigner les autochtones nous appelle. Nous sautons un par un d'un bloc situé 5/6 m plus haut. Saut facile sauf pour notre amie finlandaise (tiens ! Il y aurait des grottes en Finlande ??) qui, elle, glisse et tombe bien à plat dans le lac. Nous arrivons près d'elle mais elle est simplement sonnée avec le côté gauche du visage tout rouge. Plus de peur que de mal.

Retour au parking suivit d'un bon verre au resto du coin dont les murs sont couverts de photos de la grotte ainsi que d'une grande topo de 2 m 50 sur 1.
Retour à Marbella , classique séance photos, échanges d'adresses mail puis rentrée au camping où la piscine (et son bar) nous attend.

Vendredi 23 septembre  :

Vers 11h00, nous arrivons au Palacio De Ferias de Marbella. Le congrès européen de spéléo vient d'ouvrir. Il durera 3 jours. Les spéléos andalous ont bien fait les choses. Il y a d'abord une exposition de photos spéléos dans la grande salle de réception. Des photos comme nous en avons rarement - lire jamais - vus surtout celles d'un certain Victor Ferrer qui sont réellement sublimes. Là, nous rencontrons Maria. Elle est d'un club de Murcia et travaille beaucoup pour ce congrès. Comme elle est une des rares personnes de l'organisation à parler français, elle nous guide en nous donnant beaucoup d'explications. Sympa Maria!

Le congrès commence par une conférence de  X où nous sommes tous conviés. Grosse erreur...Trente minutes de blabla en espagnol, ce n'est vraiment pas notre truc ! Nous sortons discrètement et nous montons vers l'immense salle du palais des fêtes. Sur les murs des couloirs d'accès sont exposés une centaine de photos de l'Andalousie souterraine (pour info l'Andalousie fait 5 fois la superficie de la Wallonie)

Du côté gauche de la salle des fêtes sont alignés les stands des différents clubs de la région. Y sont exposés leur historique, leurs activités et surtout leurs découvertes. Nous y découvrons aussi un stand original d'un artisan qui fabrique des porte-clefs, des mobiles en bois et un tas de « bidules » en rapport avec la spéléo. Jean-Claude et moi avons même craqué pour un mini spéléo qui remonte sur corde lorsqu'on tire sur celle-ci (nos vies vont changer maintenant !)

Au centre, un cube de 5 X 5 sert de murs d'escalade pour les enfants.

Au fond, le bar nous retarde un peu (nous sommes bien obligés de faire vivre le commerce local). Le long du côté droit s'aligne les stands « commerciaux » (surtout espagnols) avec du matos spéléos à faire retourner Robert, Norbert et Alfred dans leurs tombes : des cordes de chez Korda's , des kits Rodcle , des combis et sous-combis Aventure Verticale ...etc... Nous y trouvons également un stand de bouquins récents.

Derrière, de grands panneaux vitrés renferment de belles collections de timbres, de pin's, de vieilles revues spéléos, de bouquins rares. Nous y découvrons aussi un véritable petit musée de la spéléologie avec un stock impressionnant de vieux, voire de très vieux matos. Cela va des premiers descendeurs au treuil à pédale en passant par la traditionnelle collection de lampes à carbure. Grâce à Maria, nous obtenons des infos sur une grotte intéressante située dans les faubourgs de Marbella . En fin d'après-midi, nous partons à sa recherche et en peu de temps, nous trouvons l'entrée (Philou, quel flair !)

Beau petit objectif pour demain matin car, après-midi, nous voulons revenir au Palais des Fêtes pour assister à la première compétition européenne de spéléo. Sur ce, retour à Marbella Playa où nous prenons notre premier bain de mer...

Samedi 24 septembre  :

Il est à peine neuf heures du mat et nous sommes déjà en train de nous équiper à 50 mètres de la grille de la grotte. Soudain, nous entendons des bruits bizarres, du genre claquements brefs qui proviennent de la colline au-dessus de la grotte. Là, sous nos yeux, se déroule un combat de bouquetins. C'est le bruit de leurs cornes qui s'entrechoquent que nous entendons. Mais c'est sous-terre qu'un autre bruit allait nous interpeller... La grotte de Nagüeles est une grotte facile qui fait un petit kilomètre de développement et à peine 25 mètres de profondeur.

Petite grotte mais qui à pour nous le grand avantage d'être près de notre base et non loin de Marbella. En effet, aujourd'hui, nous avons un programme chargé : spéléo, congrès, nettoyage du chalet, de la voiture et surtout faire nos bagages car demain nous devons partir tôt.

Après l'entrée, passage sous la grille, un premier puits se présente («  Hola Se ño r !») suivit d'un couloir et d'une salle. Là, des dizaines de chauve-souris foncent sur nous en nous frôlant à une vitesse dingue et en criant, pardon en grinçant (Oui, oui ! Le cri de la chauve-souris est un grincement). Qui a dit que les chauves-souris se cachaient lorsqu'elles entendent du bruit? Nous baissons la tête et passons cette salle en vitesse. Visiblement, nous ne sommes pas les bienvenus...Nous ne sommes pourtant pas en période d'hibernation même ici dans le sud de l'Espagne. Allez comprendre ?

Nous continuons la visite et soudain, Benoît dit : « J'entends une rivière ! ». Effectivement, en tendant l'oreille, nous entendons nettement le bruit de l'eau qui coule...Problème : cette grotte est non seulement très chaude, hyper sèche, sans le moindre courant d'air (nous transpirons à grosses gouttes) et personne ne nous a parlé de rivière! Les chauves-souris ! Bon sang, c'est bien sûr! Ce sont elles qui font ce bruit d'eau qui coule !
Nous continuons la visite mais, hormis les chauves-souris et les traces de désob d'enfer (ici, des tonnes ont été déplacées pour pas grand' chose...), cette grotte présente peu d'intérêt.
Au retour, nous nous apprêtons à repasser rapidement dans le salon des propriétaires pour ne pas les indisposer mais, surprise, plus une âme ! Peur des vidéos de Benoît ou bien, ces régions ayant été longtemps été arabes, refus d'être sur des photos sans leurs consentements ? Qui sait ? Notre mauvaise haleine peut-être ?

Le T P V, késako ?

De retour au congrès, nous arrivons juste à temps pour assister au début de la compétition spéléo appelée ici

«  Campeonato de Europa de T ecnicas de P rogresion V ertical en Espeleologia  » en abrégé T P V.

Imaginez-vous face à un ensemble d'échafaudage de plus de 60 m de large et 15 m de haut. Celui-ci est divisé en trois blocs de 10 X 10 toujours sur 15 m de haut. Ces blocs sont couverts par des bâches. Deux grands espaces vides se situent donc entre eux.
Tout cet ensemble est surplombé par des barres métalliques pour accrocher sangles, cordes et poulies.
Sur chaque face des trois blocs, il y a un parcours sur corde apparemment avec fractios, main courante, etc...
C'est un parcours pour la compétition « résistance » mais, de cela, nous ne saurions pas en parler car nous ne l'avons pas vu.
Par contre, nous avons assisté à une partie de la « compèt » de vitesse sur corde et là, nous avons été littéralement « scotchés »...Heureusement que nous étions assis ! C'était FAN-TA-STIQUE !
Devant nous, des gars ont « sprintés », c'est le bon mot, en montant 30 mètres de cordes en ...40 secondes. Dingue !!
Si les montées sont chronométrées pour chaque concurrent et que les résultats sont individuels, celui-ci fait aussi partie d'une équipe. Dans cette équipe, un gars est du côté droit et maintient la corde tendue tout en la laissant filer et de l'autre côté, l'autre tire de toues ses forces sur la corde pour aussi la maintenir bien tendue. Le concurrent reste donc toujours sur place puisqu'une poulie est fixée au-dessus. Avantage : en cas de crise cardiaque, les soins seront plus rapides car il est près du sol...Hum !
Moi, je pense que je vais me remettre aux échecs...
De la toile isolante noire (mauvais ça !) est fixée sur la corde au point de départ, à 15 mètres et à 30 mètres. Le chrono est coupé lorsque la poignée du concurrent atteint la dernière marque. Immédiatement, les coéquipiers relâche la corde et pose ce qui reste du « spéléo » au sol. Celui-ci reste quelques dizaines de secondes sur le dos comme il a été déposé et parfois arrive même à se relever seul...Impressionnant !
Pour tout dire, ces gars font de 40 à 50 kilos tout nus et comme dirait Benoît : « Mets leur un kit au cul et ils n'avancent plus ! » On se demande même s'ils ont déjà fait du jumar sous terre ? .....N'empêche, chapeau !
Il me semble pourtant que les catégories devraient être par poids comme les boxeurs et non par tranche d'âge...Quoique ?
Sur la gauche se déroule les compétitions pour enfants. Eux ne montent que 15 mètres mais l'effort est tout aussi violent et intense. Bon ? Pas bon ? Suis pas médecin mais mon petit doigt me dit que des sprints pareils, ca doit pas être génial pour des enfants...Pour des adultes non plus, d'ailleurs.

Pierre de Coubertin, encore un qui va se retourner dans sa tombe...La spéléo aux J.O !

Quand je pense aux remarques et aux croche-pieds que j'ai eus de la part de lUBS quand j'ai voulu faire un petit concours par équipe lors du parcours spéléo que j'avais créé au Fort de Chaudfontaine ...

Autres temps, autres murs...

Devant ces extraterrestres, nous partons, la queue entre les jambes.

Nous aussi, nous avons une compétition à faire. Nous nous sommes promis de terminé la carte des tapas au resto du camp. Nous avons « grignotés » tout ceux à 1 euros, tout ceux à 1,50 et aujourd'hui, nous allons terminer la carte en prenant tout ceux à 2 euros : les meilleurs ; en plus la Cerveza est à un euro...C'est notre dernière soirée, profitons-en !

Dimanche 25 septembre  :

Pas bon l'idée des tapas !
Il est 6h00 du mat et pendant que Benoît astique le chalet, Jean-Claude et moi nettoyons la bagnole.
A 7h00, le préposé du camping vient vérifier le chalet. Ouf ! Tout est clean et nous récupérons notre caution.

Bye bye Marbella !

Vers 8h00, nous remettons la voiture chez Hertz et nous passons à la pesée bagages. Aie !
Nos combi néoprènes ne sont pas tout à fait sèches et nous avons des souvenirs.
Quelques pesées suivies de transferts de poids entres nous et ça passe...limite !

Cette fois, nous avons un airbus. Nettement mieux et plus rapide. Nous arrivons même avec un bon quart d'heure d'avance.

Liège , nous revoici !

 

 

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Et pour les « ceusses » qui veulent en savoir plus...

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Les vols :
Nous sommes partis avec la compagnie Brussel's Airlines qui s'est avérée, avec nos bagages « soute » moins cher que Ryanair.

Bruxelles (Zaventem) Malaga = environ 03h00. Il y a plusieurs vols par jour.

Tarif = attention : billets achetés 4 mois avant le départ = 452,55 euros pour 3 personnes. Faites l'enregistrement en ligne, vous gagnerez du temps. Vous avez également le choix de votre place. Nous, nous étions dans le fond (ça, c'est depuis qu'une ancienne hôtesse de l'air - maintenant péripatéticienne - m'aie dit : « Dans la queue, on s'en tire toujours ! ») Attention : rien n'est offert ni boissons ni sandwich.

Bagages = 1 X 6 kg (gratuits) en cabine et 1 X 20 kg gratuits en soute .
Pas trop regardants pour le poids du bagage cabine, ils sont stricts pour le poids du bagage « soute ».  

Le véhicule :
De Belgique, j'avais loué un véhicule de type B chez Hertz au tarif de 123,27 euros la semaine (du dimanche 11h00 au dimanche suivant à 08h00). Nous avons eu une Renault Mégane 1.9 Diesel 5 portes avec 7.000 kilomètres au compteur.

Nous connaissant et vu les chemins que nous risquions d'emprunter, nous avons décidé à la dernière minute de prendre l'omnium totale (Super Cover). Nous avons donc du ajouté 125 euros sinon nous aurions du payer une franchise de 870 euros en cas de dégâts ou 2.000 en cas de vol.

Ce véhicule nous attendait à l'aéroport de Malaga avec une carte d'Espagne en cadeau. Le plein était fait et il faut le refaire juste avant de rendre le véhicule. Sinon très bonne voiture, rien à redire et aucun problème au retour chez Hertz. Petit conseil : prenez un GPS de route (et avant, vérifiez bien si l'Espagne est dedans !)

Le logement :
Après avoir reçu par mail différentes offres de prix, j'ai choisi la meilleure offre : un chalet au Camping Marbella Playa situé à l'est de Marbella. Aux dates choisies c à d hors saisons, nous avons payé 350 euros la semaine (prix NET tout compris) plus 50 euros de caution. Ce chalet convient pour 5 personnes (une chambre avec un lit double et une chambre avec un lit normal et un superposé). Il est complet avec cuisine équipée, salle de séjour, wc avec tv, salle de bain avec douche, terrasse et parking privé à côté. Ce camping héberge une grande majorité de résidents qui ont loué (ou acheté) leurs emplacements à l'année mais en semaine, il y avait peu de monde. Il y a beaucoup de personnel d'entretien, il est de première catégorie, il a une piscine, un resto/bar, un supermarché et la mer presqu'au bout du camp. Là non plus, rien à redire mais nous étions hors saison. Notre chalet était un peu près de la grand' route (très léger bruit de fond) mais nous n'étions souvent là que pour dormir.

Cartographie :
Avant le départ, j'ai utilisé la carte Michelin N° 124 de la «  Costa del Sol  » (carte au 200.000 eme) c à d la région qui nous intéressait (et surtout la seule que j'aie trouvé). Il est vrai que nous n'allions pas là pour de la prospection...
Par contre, sur place, vous trouverez, dans la collection Editorial Penibetica des cartes au 40.000 eme très bien détaillées des parcs naturels de :
•  Sierra de Grazemala,
•  Sierra de las Nieves
•  Monts de Malaga (25.000eme)
•  Sierra Nevada (3 cartes)
•  Torcal d'Antequera (25.000 eme)
•  Etc...

Ces cartes sont vendues assez chères mais elles sont accompagnées d'un fascicule très intéressant.

Sinon, il y a un site de l'IGN d'Espagne (portal signa) où vous pouvez télécharger tout ce que vous voulez à l'échelle que vous voulez : http://www.ign.es/ign/main/index.do (cliquez sur Consultar...etc...)

 

Les Via ferrata :
En veux-tu ? En voilà ! Et je n'ai repris ci-dessous que celles que je pouvais plus ou moins situés sur la carte Michelin N° 124. Il y en d'autres que vous pourrez trouver sur http://www.deandar.com/ferratas/en/Andalucia

Noms

Patelin

Région

Situation (+ou-)

Cote

Coordonnées

VF del Techo

Benadalid (serrania de Ronda)

Ronda

Au Sud-Ouest. Prendre la A369, à droite en venant du village

D

36°35'57.84 N

5°16'35.61 O

Vf de Benaojan

Benaojan

Ronda

Est du village prendre la MA 8400

B /C

36°43'02.39 N

5°15'02.83 O

VF de Atajate

Atajate

Ronda

 

D

 

VF de la Canal

Benalauria

Ronda

Route A369 de Ronda à Algéciras. Intersection de Benalauria

D

36°35'56.79 N

5°16'36.86 O

Montejaque

Montejaque

Ronda

 

C/D

 

Presa del Hundidero

Montejaque

Ronda

 

C/D

 

Los Riscos

Cartajima

Ronda

 

B/C

 

Tajo de Ronda

Ronda

Ronda

Centre ville de Ronda Côté droit face au pont

B

36°44'22.27 N

5°10'02.27 O

VF de Gaucin

Gaucin

 

 

B/C

 

VF de Hacho

Gaucin

 

 

C

 

Camorro 1

Antequera

Malaga

Loin au Sud de Antequera. Massif du Camorro Alto

 

36°58'35.11 N

4°34'49.10 O

Camorro 2

Antequera

Malaga

Au Sud Ouest de Camorro 1

 

36°58'17.20 N

4°35'19.97 O

Torcal de Antequera

Antequera

Malaga

Nord Ouest de Villanueva de la conception. Point situé au Sud du parc d'El Torcal

D

36°56'44.53 N

4°33'32.04 O

VF Del Nacimiento

Igualeja

 

Nord Est du village près de la MA 7304

D

36°37'59.88 N

5°07'00.84 O

VF Comarès

Comarès

 

Nord du Village

 

36°51'01.10 N

4°14'58.12 O

Villanueva del Trabuco

Villanueva del Trabuco

Malaga

Loin au Sud Est de Villanueva. Traverser Casilla de Vacas.

 

37°00'51.49 N

4°17'22.92 O

VF Juzcar

Juzcar

Ronda

 

 

 

 

Le Canyoning :
En Andalousie, vous trouverez 23 canyons répartit comme suit : Cadiz = 1, Granada = 14, Jaen =2 et Malaga = 6

Vous trouverez tous les détails sur http://www.descente-canyon.com/

Voici, ci-dessous, ceux qui n'étaient pas trop loin de notre base et que je pouvais plus ou moins situés sur la carte Michelin N° 124.

Noms

Patelin

Province

Dénivelé

Long.

Cascade

max.

Corde

Durée

Approche

Durée

Descent

Durée

Retour

Navette

Y

sur 4

Garganta Verde(rio Bocaleones)

Sahara de la Sierra

Cadiz

320

4.000

20m

20m

X2

25 min

4h30

néant

8 km

3,2

Garganta del Guadiaro

Garganta de las Buitreras

Gaucin

El Colmenar

Malaga

40

1.200

8m

15m

X2

1h30

4h00

30min

 

3,3

Barranco de Espantaperro

Alhama de Granada

Granada

250

2.500

20m

20m

X2

30 min

3h00

1h20

néant

2,6

Barranco de Trevelez

Orgiva

Granada

145

1.700

28

30m

X2

1h15

3h30

15min

néant

3,4

Baranco de Bermejo

Tajo del Cortes

 

Granada

250

1.000

18m

20m X2

10min

3h00

20min

néant

3,1

Canon del Lenteji

Lenteji

Granada

350

6.000

25m

25m

x2

5 min

4h30

10min

néant

2,4

Baranco de Poquiera

Orgiva

Granada

230

2.000

18m

20m

X2

30min

4h30

15min

19 km

3,4

Garguanta del Chorro

Desfilade De los Gaïtanes

El Chorro

 

Malaga

90

2.100

15m

20m

X2

15min

3h30

5min

7 km

2,3

Barranco de Almanchares

Canillasde

Aceituno

Malaga

180

800

10m

15m

X2

45min

2h00

2min

néant

2,3

Canyon del Rio Verde

 

Granada

200

5.000

12m

15m

X2

10min

3h30

1h00

néant

3,3

 

 

La Spéléo :
Rien que dans la province de Malaga, il y a la :
•  Sierra Blanca (faubourg de Marbella) : Plus de 50 grottes dont celle de Nagueles et celle de Peho Redondo.
•  Sierra de Las Nieves : Plus de 300 grottes et gouffres dont un -1115 m (gouffre GESM-Sima de Luz), un - 850 (gouffre Presta), un - 640 (Gouffre del Aire)
•  Sierra Crestellina : plus de 25 grottes (El Castillon) avec des formations de type « Torcal ».
•  Sierra de Mijas : Plus de 45 grottes dont certaines avec restes préhistoriques et peintures rupestres (voir le « Catalogo de cavidades de la sierra de Mijas »)
•  Sierra de Libar : une centaine de grottes et gouffres dont la traversée Hundidero-Gato (-165 / +50) http://www.youtube.com/watch?v=aRoeCqVvqqk&feature=related , une grotte rupestre (La Pileta), et bien d'autres (gouffre de Villaluenga, gouffre Republicano, etc...) etc...

Vous trouverez tous les renseignements utiles sur le site de la « Fédéracion Andaluza de Espéléologia » à

http://espeleo.com/ ou http://espeleo.com/general/divulga/descarga/indices.pdf ou

http://espeleo.com/cientifica/exploracion/grandes_cavidades_andalucia_04_05_2005.pdf

etc... Et faites comme moi : cherchez !

Philou